Dédicace de livre: l’auteur appelle les Burkinabè à une réconciliation au-delà de la politique

Dédicace de livre: l’auteur appelle les Burkinabè à une réconciliation au-delà de la politique

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Se réconcilier ou périr, Chronique d’une nation en sursis…C’est la toute première œuvre littéraire du journaliste burkinabè Loukmann Sawadogo. Le document de 190 pages se veut une prescription curative, « un manuel de travail » destiné à prévenir et à guérir un mal latent qui guette et menace la maison Burkina. Selon l’auteur, « lorsqu’on évoque la question de la réconciliation, les gens voient tout de suite l’aspect politique », or, poursuit-il, « il existe d’autres variantes de la réconciliation nationale qui sont celles liées à la Nation, à sa mémoire et à son histoire », a soutenu Loukmann Sawadogo.

Plus qu’un diagnostic de la situation actuelle du pays des Hommes intègres, l’ouvrage se veut également historique dans la mesure où les points qu’il aborde replongent le lecteur des les méandres de l’histoire mouvementée du Burkina Faso dont le peuple gagnerait à faire la paix avec son passé, son présent pour espérer avoir un avenir radieux. D’où la nécessité de la réconciliation nationale qui, selon l’auteur, n’est pas une abstraction de la question judiciaire mais une accélération de celle-ci.

En choisissant des mots forts à la limite choquants (illustrés par la couverture du document montrant la carte du Burkina Faso totalement sous le contrôle d’entités non étatiques, c’est-à-dire les terroristes, les Kogwéolgo et les Dozos..), il a voulu interpeller les pouvoirs publics sur leur responsabilité régalienne, celle de sauver le Faso d’un certain péril qui n’est pas loin d’un péril certain, a-t-il laissé entendre.

Plusieurs personnalités du monde médiatique, des Arts, de la Culture du Burkina Faso, des amis, familles, collègues et connaissances de l’auteur ont assisté à la cérémonie de dédicace de son ouvrage, parrainée par Me Pacéré Titinga mais représenté par l’émir de Liptako Gourma.  C’est l’établissement hôtelier, Ran Hôtel à Ouagadougou, qui a servi de cadre pour l’organisation de la cérémonie qui eu lieu ce samedi 19 décembre 2020 à partir de 10 heures.

Amadé Adama SORO  

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