Chronique Elections N°3

Chronique Elections N°3

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LA QUESTION EDUCATIVE

Une lecture croisée des programmes des différents candidats dans le domaine de l’éducation permet de se faire une idée sur l’importance accordée à ce secteur, essentiel pour toute nation. Si la plupart estiment que l’octroi des bourses d’études à tous les niveaux de l’éducation est la panacée pour guérir les maux qui minent notre éducation, d’autres proposent de revoir de fond en comble les curricula enseignés dans les écoles burkinabè.

C’est un secret de polichinelle que d’affirmer que le secteur de l’éducation en Afrique  en général et au Burkina Faso en particulier constitue un véritable boulet que trainent nos différents gouverneaux qui se sont succédés à la tête du pays depuis les indépendances.

Si le taux d’alphabétisation est en nette amélioration, année après année, force est de constater que l’éducation peine à occuper la place qui lui revient dans le processus du développement de notre pays.

C’est le lieu d’interpréter les candidats aux prochaines élections de faire preuve de plus d’ingéniosité dans l’élaboration de reformes courageuses dans le secteur de l’éducation. Cela passe nécessairement par la révision de fond en comble des programmes  à toutes les échelles de l’éducation.

Il faut aussi travailler à changer les mentalités en lien avec la perception que nous avons de l’éducation. Loin de sous-estimer l’apport de l’éducation formelle dans le développement d’un pays, la notion de l’éducation doit s’élargir pour englober tout ce qui peut concourir à faire du citoyen un élément conscient de son rôle et de sa mission dans l’effort de l’édification et du développement de la Nation.

Pour ce faire, un accent particulier doit être mis sur  la promotion des langues nationales dont l’impact et l’importance dans le domaine de l’éducation et du développement ne sont plus à démontrer.

Si l’inadéquation des programmes enseignés même dans certaines filières dites professionnelles avec le marché de l’emploi est toujours pointée du doigt, cela est aussi dû aux liens que nous établissons consciemment ou inconsciemment entre la formation reçue et le débouché professionnel. Pourtant, dans le système anglo-saxon, les choix, loin d’être figés, sont flexibles et évoluent en fonction des opportunités qui sont offertes par le marché. Des efforts ont déjà certes été faits dans le domaine de l’enseignement technique, scientifique et professionnel. Mais beaucoup reste à faire…

Amadé Adama SORO

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