Promotion de la lecture en milieu scolaire

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Des cafés littéraires comme mode d’emploi

Les élèves du Complexe Scolaire Saint Viateur ont passé une agréable soirée ce mercredi 10 février 2021 et pour cause ! Un café littéraire initié par la Commune de Ouagadougou avec comme invité d’honneur, le capitaine Daouda Derra, jeune écrivain burkinabè, mordu très tôt par le virus de l’écriture.                                                            

Devant un parterre d’élèves, d’enseignants, d’amis, de connaissances et d’un public dont l’engouement était visible, l’auteur d’«Un rêve brisé » n’a pas brisé les rêves de ces jeunes garçons et ces jeunes filles qui voulaient rencontrer leur écrivain « en live ». L’ancien « pmkaliste » n’a pas dérogé à sa tradition d’éloquent orateur et auteur qui a tenu en haleine un public entièrement acquis à sa cause, en témoignent les nombreuses questions suscitées après la présentation de l’œuvre par l’écrivain lui-même.

« Un Rêve brisé », est un roman qui raconte les mésaventures d’une jeune fille, Safoura, qui a quitté son village natal à la recherche d’un mieux être et qui  sera prise au piège de la vie mondaine avec tout ce que le terme piège regorge d’amertume, de douleurs et de désolation. Errances, prostitutions, viol…garniront son tableau au départ optimiste mais qui s’est, aléas de la vie en cité obligent, transformé en une litanie de stress et de détresse.

L’auteur dénonce entre autres, la méchanceté des hommes, surtout aisés qui exploitent la misère des personnes vulnérables de la société qu’ils sont censés protéger. Sinon comment comprendre que tout un DG, « qui peut avoir beaucoup de belles femmes à ses pieds » puisse se lâcher, toute honte bue, sur une pauvre domestique jusqu’à ce que grossesse s’ensuive ? s’est-il interrogé.

Plus qu’une fiction, c’est un véritable et implacable réquisitoire contre les comportements sociétaux à la fois égoïstes et carnassiers des hommes puissants.  Comme tout roman digne de ce nom, l’avenir en pointillé de l’enfant adultérin né de l’union entre Safoura et son patron est, souligne l’auteur, une invite aux futurs écrivains présents dans la salle à se lancer dans l’écriture. Un défi que s’est proposé de relever une élève du secondaire du Complexe Scolaire Saint Viateur de Ouagadougou.

Amadé Adama SORO

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