Développement de la filière gombo au Burkina: Expérimentation réussie du compost Nofosuo, fertilisant biologique, par l’étudiant Cheik Omar Ouédraogo

Développement de la filière gombo au Burkina: Expérimentation réussie du compost Nofosuo, fertilisant biologique, par l’étudiant Cheik Omar Ouédraogo

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”Effet d’un fertilisant biologique sur la production du gombo dans la région du plateau central: cas de la commune rurale de Loumbila”, c’est le thème de mémoire de fin de cycle de Cheik Omar Ouédraogo. Au terme de sa soutenance, le jury l’a sanctionné avec une moyenne de 17,50/20.

L’impétrant encadré par les membres du jury et de sa famille

Une moisson qui lui consacre la licence professionnelle en agronomie. Les travaux de l’impétrant ont porté sur le recours au compost Nofusuo, un fertilisant biologique. Ce dernier se révèle être une alternative satisfaisante pour une production agricole durable. L’étude menée par Cheik Omar Ouédraogo a permis de déterminer l’efficacité du Nofusuo sur les performances et le rendement du gombo (Abelmoschus esculentus).

L’impétrant Cheik Omar Ouédraogo

Les travaux ont été menés dans la commune rurale Loumbila. Le dispositif expérimental agricole utilisé était un bloc de Fisher complètement randomisé avec sept (7) traitements en trois (3) répétitions. Les traitements étaient constitués de : T0 : témoin absolu ; T1 : compost Nofosuo ; T2 : compost Nofosuo + fumure organique ; T3 : compost Nofosuo + Fumure Minérale Vulgarisée (FMV) ; T4 : compost Nofosuo + fumure organique et Fumure Minérale Vulgarisée (FMV) ; T5 : fumure organique et T6 : fumure minérale vulgarisée (FMV). Les résultats de cette étude ont montré que le compost Nofosuo a eu un effet inhibiteur sur les paramètres de croissance du gombo (jusqu’à 45 JAS). En effet, le compost Nofosuo seul (T1) a conduit à une diminution de la hauteur et du diamètre au collet du gombo par rapport à celui du témoin absolu (T0) mais une amélioration plus nette est observé à partir du 45e jours après semis. Les résultats d’analyse de variance ont montré que sa combinaison avec la fumure organo-minérale a entrainé une hausse de rendement de 228,31% par rapport à T0. L’utilisation de ce compost en agriculture pourrait être une alternative pour la production durable du gombo. La vulgarisation de ce fertilisant biologique à la dose de 500 kg à l’hectare combiné à la fumure organo-minérale pourrait être recommandé pour un bon rendement du gombo, a indiqué Cheik Omar Ouédraogo.

Le gombo est vendu à un prix très haut sur les marchés et peut compléter avantageusement la production vivrière.

En terme de bienfaits, le gombo contribue à la formation des os et des dents, ainsi qu’au maintien de leur santé. Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles, dont le cœur ; Magnésium : le gombo cru et le gombo bouilli sont des sources de magnésium. En 2005, le Jilin Medical Journal a publié une étude dans laquelle les chercheurs ont démontré que les patients qui mangeaient quotidiennement du gombo développaient deux fois moins de maladies liées aux reins, notamment chez les personnes diabétiques.

Recette végétale, Gombo à l’indienne

Cheik Omar Ouédraogo compte poursuivre ses études en agronomie et approfondir ses recherches.

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